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Une histoire comme la mienne: "la femme de Gilles"

Femmes_de_gille

C'est une histoire comme la mienne. La femme est jouée par Emmanuelle Devos. ELLE n'est pas une amie, c'est bien pire: c'est sa jeune soeur, c'est son propre sang qui lui fait du mal. ELLE est jouée par Laura Smet.

Douleur du doute: periode que je n'ai pas vraiment connue. Elle sait. Et moi, je savais? Moi j'ai été lâche car j'ai nié, j'ai refusé l'idée.

Elle est tellement plus courageuse que je n'ai été.

Elle prend tout sur elle, comme si ses propres sentiments à elle n'existaient pas.  Moi je n'ai pas pris sur moi: j'ai dit ma douleur, je l'ai criée. Mais finalement, je n'ai pas l'impression que ma douleur avait le droit d'exister non plus: c'était plus un boulet, j'étais une empêcheuse de tourner en rond, il y avait même le risque que ma douleur...lui fasse du mal à ELLE?

Elle le voit souffrir de la passion qu'il porte à une autre. Comme ce malheureux soir où en pleurant sur le canapé, il m'a confié qu'il "l'avait perdue".  Cette expression qui m'a tournée dans la tête tant de fois, car c'était comme si moi ce ne serait pas un problème de me perdre.

La scène où elle dit à ELLE sa soeur qu'elle sait. Et ELLE lui crie et l'accuse avec un regard de haine: "Et tu n'aurais pas pu tenir ton mari?". !! Les bras vous en tombent, c'est presque le coup ultime, la négation de ses sentiments, de son droit de sentir, de souffrir. Elle n'a même plus le droit non plus d'être victime, d'être en colère, qu'on soit gênée vis à vis d'elle, qu'on lui demande pardon.

Jusqu'au moment où cela devient carrément trop lourd d'exister...

Mon Dieu comment ont-ils fait pour rendre tout cela si parfaitement?

Lien pour le Site officiel du film

Une chanson de Veronique Sanson

Sanson02  Cette chanson de Veronique Sanson s'appelle "Le temps est assassin". Elle parle de la déception, de la douleur de voir une histoire finir, une histoire en laquelle on a cru, qu'on pensait différente de celles de autres gens: "quand l'amour le plus fou de la terre se débat dans une odeur de fin". Puis elle dit qu'elle n'y croit plus, ou plus précisément, qu'elle se refuse à croire de nouveau de peur d'être déçue encore: "et amoureuse, j'ai peur de l'être". Mais finalement, et c'est enfoui encore tout au fonds, elle ne peut s'empêcher d'y croire encore: "et encore et toujours je veux vouloir aimer". J'adore cette chanson.

Quand l'amour le plus fou de la terre
Se débat dans une odeur de fin

Je dis qu'c'est ça la vraie misère
Je dis qu'le temps est assassin.
Et j'veux plus rien...
J'veux plus rien...


J'veux plus d'amour, même fidèle.
J'veux plus d'amour, même si j'étais celle
Qui regardait, tendre et cruelle
Fâner les amoureux quand j'étais belle.

J'veux plus d'amour, monsieur,
J'ai brûlé mes maîtres

Et amoureuse, j'ai peur de l'être
Pour avoir vu, sombre et cruelle
Fâner ces merveilleux faiseurs de rêves
Et mourir mes tendresses déçues.

...

Et j'aurai beau tout faire et refaire,
Je serai seule et sans repères :
Pour moi c'est ça la vraie misère
Je dis qu'le temps est assassin.
Et j'veux plus rien...
Non : j'veux plus rien du tout...
...
Et pourtant, comme toujours, j'me dis "Allez, allez !
Je suis bien trop forte pour en avoir assez."
Et encore et toujours je veux vouloir aimer
,
Je veux vouloir aimer.

Les paroles completes de la chanson

Penser NEGATIF la vie avec LUI

Stop_1 Quand LUI m'a annonce pour ELLE, il a dit comme tous ces longs derniers mois il ne se sentait plus heureux. Moi j'ai protesté, j'ai évoqué au contraire nos meilleurs moments: j'ai dit que c'était ces moments-là qui étaient notre vérité à nous, pas les moments de ces derniers mois. Je me suis accrochée à LUI comme si notre relation était idéale, je me suis mise à l'aimer encore plus, et le sentir se détacher n'en a été finalement que plus douloureux.

Un ami m'a donné ce conseil pour m'aider à supporter la douleur: il a dit qu'il fallait "penser NEGATIF". Penser négatif, c'est prendre conscience 1/ que ces derniers longs mois étaient aussi une vérité de notre relation 2/ que finalement je l'ai nié mais j'étais mal moi aussi.

Là où j'étais le plus mal je crois ce sont tous ces petits instants où j'avais l'impression de l'exasperer.  "Comment peut on se tromper de route", ou "comment peux-tu demander aux enfants qu'ils t'aident à débarrasser la table, ou qu'ils débarrassent leurs jouets du salon?".  L'assiette sale que l'on depose dans l'évier plutot que de la mettre dans la machine, comme si la tâche ultime m'était définitivement attribuée. Le dos qu'on me tourne dans le lit en se couchant.   Un geste d'enervement et de mépris devant une amie car je l'interromps dans le feu d'un récit.  Ou bien la certitude de savoir que quand je rentrerai ce soir du travail, la maison sera déjà sans dessus dessous,  il ne marquera aucune joie de me voir, au contraire, il me regardera d'un air énervé parce que je rentre trop tard. Et c'est vrai.... que je n'avais plus envie de rentrer.

Toutes ces petites épingles. On ne s'en rend pas compte, car on ne connait plus la vie sans.  S'habituer à ce que l'autre soit exaspéré par soi, c'est s'habituer à ne plus mériter le respect des autres, c'est s'habituer à ne plus s'aimer soi.

Quand il est parti, c'est parti avec LUI. Je me suis habituée de nouveau à ce que les gens me parlent avec gentillesse, avec respect comme si j'étais une personne normale. Quand je rentre le soir, je sais que les enfants vont me saluer avec gentillesse (ils sont contents que je rentre), que la maison sera propre. J'ai vraiment envie de rentrer. Quand je fais une étourderie, les autres en rient autour de moi, comme cela se doit: c'est un accident de la vie.

Penser NEGATIF la vie avec LUI, Penser POSITIF la vie sans LUI.

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