Extrait de "Une vie française" de Jean-Paul Dubois
"Je tenais l'amour pour une sorte de croyance, une forme de religion à visage humain. Au lieu de croire en Dieu, on avait foi en l'autre, mais l'autre, justement, n'existait pas davantage que Dieu. L'autre n'était en effet que le reflet trompeur de soi-même, le miroir chargé d'apaiser la terreur d'une insondable solitude..(..)..L'amour est un de ces sentiments sophistiqués que nous avons appris à développer. Il fait partie des divertissements opiacés qui nous aident à patienter en attendant la mort".
Est-ce que je pense cela aussi? Que cette foi que j'avais en lui était une forme de religion artificielle? Oui je le pense maintenant. Le reflet trompeur de moi-même? Non, j'ai aimé quand je le sentais différent, mais quand je le sentais m'entrainer moi, pas quand je le sentais trainer. L'amour divertissement opiacé? Oui, et j'en aimerais plein encore, mais pas pour patienter en attendant la mort. Je n'ai pas besoin de patienter. Je veux profiter de chaque seconde qui reste et la sentir au maximum.
Ceci étant, ce livre m'a vraiment touchée, me rappelant tellement de choses familieres, vraies, j'aimerais ecrire comme cela. Pour ceux qui aiment aussi les romans de Richard Russo.
Je ne sais plus comment je suis un jour arrivée sur ton blog, en revanche il était dans mes "favoris" et ce soir en faisant un peu de tri j'y suis revenue... n'ayant que parcouru par manque de temps j'y reviendrai.
Comme tu proposes un peu de ton aide aux femmes à qui "ça arrive" et si tu as le temps sur mon blog il y a un lien à droite "Errances", c'est également un blog d'une femme qui vit une situation similaire, ses écrits sont poignants.
Que cette nouvelle année ne soit que renouveau pour toi.
Rédigé par: | 08/01/2006 à 23:35