La colere: un droit qui fait du bien
Dans les premiers jours j'ai pense: je lui pardonne tout, on efface, on varecommencer. Mais cela ne s'est pas passe comme çà ( Voir note sur ultimatum). Il aurait fallu qu'il la quitte..et même alors??
Puis il y a eu cette période (voir note sur "la vie avec ELLE"), où j'aurais voulu le reconquérir, où je voulais lui donner envie d'être avec moi. J'essayais de vivre au présent, de ne pas laisser nos instants ensembles être pourris par le passé. Et pourtant dès que je sentais sa présence à elle, je perdais le contrôle de moi. Je disais ou faisais alors ce qu'il ne fallait pas. Ces crises tellement fortes, elles se déclenchent encore aujourd'hui quand je reçois par hasard une bribe d'information sur un moment où ils ont été ensembles.
Une réflexion sur la colère comme un droit, pourquoi?
Parce que c'est un droit que je me refusais moi: je ne m'aime pas en colère, j'ai honte. Je criais, pleurais, disais des choses méchantes. Non, ce n'est pas comme çà que je voulais être. D'abord parce que je savais bien que cela ne pouvait que saboter ma stratégie de reconquête. Et même après que j'ai compris que je n'y arriverais pas, je voulais paraître digne, au dessus de tout cela. Mon livre zen, qui était mon livre de chevet, me disait bien qu'il ne fallait pas être en colère.
Aujourd'hui j'ai compris que me refuser ma colère, mon droit à la souffrance, c'était me faire une violence supplémentaire. C'est normal d'avoir mal, et c'est normal d'être en colère contre ceux qui vous ont fait, ou vous font mal, tout simplement.
Parce que ensuite LUI m'a tellement reprochée d'être en colère, comme si ce n'était pas bien ou pas normal, comme si ce n'était pas un droit:
- En me disant d'abord que tout ce qui c'était passé était ma faute: et j'ai accepté en effet vaillamment toute la responsabilité en effet au début...
- Puis en me rendant responsable de sa souffrance: il ne pouvait supporter de m'avoir fait mal. Mais, et je l'ai compris seulement très récemment, c'est lui qui devait prendre la charge de sa peine, pas moi. J'étais débordée par la mienne, et il ne me demandait rien d'autre que de la nier ou l'etouffer, pour que lui soit bien. Il pensait à lui, pas à moi.
- Ensuite parce que ma colère "l'empêchait d'être heureux", que ce soit avec elle ou avec moi. Comme si j'avais la responsabilité moi de lui assurer son bonheur avec elle?
- Récemment encore, il parlait de ma colère comme quelque chose qui l'a empêché à plusieurs reprises de revenir vers moi. Revenir vers moi, mais il n'a jamais essayé de la quitter, donc revenir vers moi pour quelque chose comme la "vie avec ELLE"? Une vie qu'il savait était tellement horrible pour moi?
- Récemment encore, il me dit qu'il ne comprend pas qu'après tous ces mois j'en sois toujours là sur ma colère contre ELLE: comme si on avait peut être le droit à la colère, mais seulement pour une période limitée. Après, il y aurait prescription.
Ce droit, c'est un droit qui fait du bien. C'est un droit qui me permet de dire qu'on m'a fait du mal, que j'ai subi un préjudice. Je comprends que j'ai de la douleur, que je veux m'éloigner de ceux qui m'ont fait, ou me font encore mal. La colère me permet de les rejeter, et me protéger pour le moment. Elle me donne une dignité: celle d'une personne en droit d'avoir des émotions, sans avoir à les nier, les cacher, les mettre sous le tapis pour le confort des autres.
Il ne s'agit pas de faire la morale à d'autres. Il s'agit d'exister soi, en tant que personne qui ressent.
Ai lu il y a quelques années un livre sur la colère et le pardon, dont je parlerai un jour. Ce livre explique les effets potentiels négatifs à long terme de la colère: elle a des coûts. Mais pour l'instant, elle fait du bien...elle me permet d'entrer dans la phase de séparation.


Ce sont bien les meme sentiments , émotions que je ressent et a les lire je crois me reconnaitre , etre devenu un calque de cette lecture ....C'est triste et cruel a la fois tout ca quand on aime.
Rédigé par:patricia | le 27/09/2006 à 19:07