Points de vue: ELLE vs. MOI selon LUI
Extrait de la BD "le demon de midi" (voir recommandation)
Dans mon cas, c'etait a peu pres cela, presque mot pour mot (sauf qu'elle n'est pas jeune...).
La fragilite revenait regulierement..
"Elle ne gagne pas assez d'argent..elle va meme devoir peut etre travailler a plein temps.. "
moi çà fait 20 ans..j'avais oublie, pas de probleme.... car je suis forte
"Ses enfants c'est toute sa vie.."
moi je me suis investie dans mon metier qui etait important pour moi, donc mes enfants....n'etaient du coup...pas important pour moi..!
"Elle ne m'a jamais rien demande"..
???,..pas mal
"..je t'interdis de lui parler...elle a eu un malaise, elle essaie de survivre..."
je rajoute que.. quand elle vient me dire comme tout est de ma faute a moi au milieu de ma depression, c'est a elle que çà fait du mal..et pas a moi, parce que je suis forte?
"..ce serait tellement injuste pour elle que tout aille bien de nouveau entre nous..."
mais par contre c'est juste que tout aille bien entre eux? parce ce que je suis forte? parce que, tout etait de ma faute a moi ...
Quand je repense a toutes ces choses qu'il a dites je me pose des questions aujourd'hui. La première réflexion c'est clairement un manque de tact: comment lui qui était si fin et si attentif pouvait-il devenir aussi caricatural, aussi manicheen, grossier, et me respecter si peu.
Enfin comment pouvait-il me comprendre si peu? Car j'étais là à coeur ouvert, je ne me sentais plus aimée, je n'existais plus, j'étais pour la première fois depuis 20 ans sans lui mon meilleur ami, je ne dormais plus, ne mangeais plus, ne travaillais plus... et il était en train de me dire que je ne souffrais pas, que ma souffrance n'avait pas d'importance, qu'il ne croyait pas que je souffrais? Une incompréhension complète. J'étais dans un autre monde, un monde parallèle ou plus rien ne fonctionnait normalement.
Peut-elle ce qu'il aurait voulu dire maintenant, s'il avait trouve les bons mots, c'est qu'il pensait que j'étais plus courageuse. Il aurait eu raison alors.
La ou il se trompait, c'est que avoir du courage ne dispense pas de la douleur et de la souffrance. Comme si les gens qui ont vecu l'horreur absolue, le genocide, peuvent être "accusés" de n'avoir pas souffert parce qu'ils étaient capables de s'en sortir.
Ce qui etait et reste clair aujourd'hui, c'est que son attention était sur elle, et que j'etais comme une empecheuse de tourner en rond, quelqu'un qui pouvait etre un danger pour elle. Je n'existais pas autrement que comme cela et je le sentais bien. Et cela, çà voulait, et çà veut bien dire que c'est fini de son côté. C'est la preuve qu'il faut que je "let go"...et tourne le dos a cette relation qui n'est pas, qui n'est plus, bonne pour moi.



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