Voilà une blague qui n'a absolument rien a voir avec l'objet du site, mais je pensais que c'etait le moment de se detendre, car les notes que j'ai ecrites ces derniers temps m'ont replongée dans des moments assez durs. Alors it's time to let go.
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Voilà une blague qui n'a absolument rien a voir avec l'objet du site, mais je pensais que c'etait le moment de se detendre, car les notes que j'ai ecrites ces derniers temps m'ont replongée dans des moments assez durs. Alors it's time to let go.
20/09/2005 dans RIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
J'ai toujours été attirée par les livres de "self-help". J'en ai toute une série en sur comment réussir en management quand on est une femme (!!), une collection absolument unique de livres... américains évidemment. De la même façon, quand je pars en voyage, j'achète tous les guides, français, anglais, americains... et je lis tout. Ma passion pour les guides relève de la conviction que la "solution doit être bien quelque part".
Alors là, j'ai cherché..fait quelques razzias au rayon "Psychologie" de la FNAC, ...mais difficile.
C'est celui-là, du Dr Christophe Fauré, que j'ai trouvé le mieux. Amusant: LUI était tombé dessus, il vivait encore ici, et l'avait trouvé "déprimant".. Il m'avait dit cela..donc il y avait bien eu des moments où il pensait qu'on allait s'en sortir.. ?
C'est vrai que le livre décrit une sorte de processus inéluctable...
Ce que je trouve vraiment bien, c'est le début surtout.
Il comment par se mettre à la place de celui/celle qui part: comment la relation s'est détériorée, comment il/elle a "perdu son respect...et son seuil de tolérance envers l'autre", mais aussi que "on a très souvent la conviction que l'autre est à l'origine de tous les problèmes". Il décrit le "temps du doute": la difficulté de prendre la décision du départ, et la décision d'annoncer: "on se tait parce qu'on ne sait pas comment faire pour ne pas faire de mal: on ne sait comment dire à cette personne qu'on a aimée qu'on ne veut plus vivre avec elle. On se tait parce qu'on se sent coupable".
Important pour moi de comprendre ce qui a pu se passer pour lui pendant tous ces mois où il n'a rien dit..
Puis il parle de l'annonce et là, c'est exactement cela: "on se trouve brutalement plongé dans une situation qui dépasse en intensité tout ce qu'on a pu connaître dans le passé." Oui, je n'avais jamais éprouvé cela, je ne pensais pas que l'on pouvait éprouver cela. Une fois, quand j'avais accouché et que je pensais pas qu'on pouvait avoir aussi mal et être toujours vivant.
Là alors il décrit extrèmement bien ce décalage total entre celui qui a déjà réfléchi depuis longtemps et celui qui est sous le choc: " d'un côté, le partenaire sur le départ estime avoir tout essayé pour sauver la relation; il a presque déjà déclaré forfait. L'autre...il/elle reste convaincu(e) qu'avec les efforts nécessaires, il est encore possible d'inverser le cours des choses". Je revois alors cette période humiliante où je me suis lancée dans un plan désespéré de changements pour qu'il reste..ou lui ne s'est lancé dans aucun changement du tout puisque c'est moi qui avais tous les tords...humiliation des efforts vains.
Oui, ce livre est déprimant car il donne les clefs de son attitude à LUI pendant cette phase, l'attitude de quelqu'un qui finalement avait (meme s'il s'en défendait) pris la décision de partir, sans jamais nous avoir donné une chance de nous en sortir:
- sur la relation extra-conjugale: "c'est l'attitude des deux partenaires qui détermine l'issue des événements: soit la relation extraconjugale marque la fin définitive du contrat de confiance et le couple explose, soit elle est comprise comme un message d'alerte, sans qu'il y ait réel désir de rupture". J'ai cru moi que c'était un message d'alerte et qu'on pouvait repartir.. mais il ne l'aura jamais permis, par loyauté pour elle?
- sur sa volonté à LUI d'essayer de nous sauver: "formulé précocement, le désir de partir -out tout au moins l'expression du malaise et des doutes sur le sens de la relation - peut conduire à redéfinir la structure d'une relation à laquelle les deux partenaires sont encore attachés. Celle-ci est toujours source de gratifications et l'un et l'autrre sont sincères dans leur désir d'y "travailler". LUI n'a pas parlé quand il en était encore temps. Manque de lucidité (ce qu'il dit)? Manque de courage? Manque d'envie de nous sauver? Il n'a pas travaillé du tout, car il est resté sur le fait que tout était de ma faute à moi. L'avait-elle renforcé dans cette conviction, elle, mon "amie"?
- enfin sur sa tentative de séparation "à l'essai": "cette décision a besoin d'etre cadree pour qu'elle aboutisse. Elle passe par le désir et l'engagement mutuel de sauver la relation. ..le contrat doit etre longuement et soigneusement discuté en amont: se donne-t-on la possibilité de relations sexuelles à l'extérieur de la relation?" Il a présenté cela en disant que c'était fini avec elle, il n'était plus amoureux d'elle. Il partait pour faire un break avant que l'on recommence, on allait se voir et rebatir de la complicité ensemble...Mais alors ne nous condamnait-il pas définitivement en utilisant cette nouvelle liberté pour la revoir, lui courir alors qu'elle avait commencé à perdre espoir sur sa relation avec LUI.
Un livre qui déroule tout inéluctablement vers la fin....vers la séparation.
Ci-joint comment vous procurer le livre, aussi possible de poser questions directement a
17/09/2005 dans LIRE | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
Je connaissais ELLE . Je crois même que j’aimais ELLE, j’étais attachée à ELLE. Quand j’ai su pour eux, j’ai pensé qu’elle avait abusé de moi, m’avait trahie, s’était immiscée dans mon intimité et m’avait violée. Cela a été d’une très grande violence pour moi.
Je suis très en colère contre elle : je ne peux parler d’elle sans m’énerver, j’ai du mal même à penser à elle. Mais il faut que je commence.
Dans une conversation ultérieure avec lui, il m’a dit qu’il ne pensait pas qu’elle m’ait jamais, elle, considérée comme une amie. Cela a créé des doutes pour moi. J’aurais voulu prendre le téléphone et lui demander à elle: « mais, tu ne m’aimais pas ? ». Ma psy m’en a heureusement découragée : elle a dit que je ne pourrai jamais avoir la réponse a cette question, et pire encore, elle m’a fait comprendre le danger pour moi de lui donner le pouvoir de me répondre.
Dans cette note, j’ai décidé de me concentrer sur cela : ma relation avec elle comme je me la rappelle. Pas de commentaires, pas de réfexions, je garderai cela pour plus tard.
Nous l’avions connue elle et son compagnon de 15 ans par l’école : mon garçon était ami avec sa fille.
Avec le recul, il est clair que ma relation avec elle n’était pas fondée sur des passions communes, comme avec la plupart de mes autres proches : le cinéma, les voyages, la photo, la décoration, la high-tech, le management, la politique, le féminisme. Seule exception : elle m’avait offert et fait découvrir une série BD qui m’avait touchée, de Marjane Satrapi.
Manque de temps pour les amis ? Facilité des contacts par l’école ? Attirance de lui pour elle, de moi pour elle ? Toujours est-il qu’elle s’est retrouvée au centre de mon intimité :
- Proche des miens. Mon garçon (chez elle après école, vacances), ma mère avec qui elle était à la natation des enfants, et bien sûr LUI, en particulier quand j’étais en voyage,
- Proche de moi : elle était l’amie que je voyais le plus (au moins un café par semaine, sport le samedi matin, déjeuner le samedi midi), et de loin a qui je parlais le plus.
Ce dont nous parlions, c’était de moi et des miens justement.
Elle était attentive, elle m’écoutait, alors je crois que je lui parlais de moi comme si elle était ma deuxième psy. Je me sentais incompétente sur les relations humaines. Je l’écoutais me dire ce qu’elle comprenait.
Et puis, parce qu’elle était présente à des moments ou je n’étais pas là, je la considérais un peu comme l’ange gardien des miens. Elle me parlait du manque de confiance de mon fils et de ses progrès, lançait avec LUI des activités de création : c’était pas mon truc, mais cela pouvait amuser les enfants (pas sur que çà leur ai laisse un souvenir impérissable par ailleurs).
Disons que pour moi elle était la personne qui apportait le BIEN. Dans ma vie trépidante et compliquée, elle représentait le calme, le recul, la maturité. Une sorte de refuge. Un ange.
Est-ce que je savais finalement ? Etais-je aveugle ?
En fait, oui, je les aimais tous les deux, ils étaient assimilés au BIEN. Ils étaient dans mon « cercle de confiance ».
Les dernières semaines, il la regardait trop, il ne me regardait plus moi, alors j’ai commencé à être agacée de leur complicité. Mais j’étais surtout inquiète et impuissante de sentir qu’il ne pouvait plus me supporter : c’était une affaire entre moi et lui.
Une fois j’ai pensé à eux, (un regard ?), je me suis dit non : ils exhibent leur complicité devant moi, nos enfants, et son compagnon à elle. Et puis c’était une sainte. Et puis, c’était mon frère.
Un jour je l’ai surpris sur le balcon : il y avait quelque chose d’intime dans la façon dont il lui parlait au téléphone. Le chagrin est monté, j’ai posé la question, il s’est énervé. Alors je l’ai cru.
Quand il m’a annoncé qu’ils couchaient ensemble depuis 6 mois il y avait quelque chose d’indécent : j’avais l’impression que c’était moi qui couchait maintenant avec elle, j’imaginais son corps nu à elle dans notre lit à la maison. Je ne comprenais pas pourquoi ils avaient éprouvé le besoin de faire évoluer une vraie belle relation d’amitié vers quelque chose comme çà.
En tout cas j’ai pris mon album photo et ai arraché les photos d’elle. Et j’ai pris la BD de Marjane Satrapi et je l’ai jetée à la poubelle. Et quand il m’a dit plus tard qu’il ne savait pas si elle m’avait jamais aimée moi, j’ai cherché une preuve du contraire et je lui ai dit que … elle m’avait offert une BD..
16/09/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Quand j'étais si mal ce qui m'a le plus aide c'est de parler avec quelques unes de ces femmes autour de moi qui avaient vecu la même chose. C'est bizarre d'ailleurs: je vivais a cote d'elles, je les trouvais vives, drôles, intelligentes, et je ne m'étais jamais rendu compte que elles et moi n'avions pas le meme parcours. Je ne m'étais pas rendu compte de ce qu'elles avaient vécu, et à quelle point j'étais une enfant, et elles des grandes personnes. Ce sont les conversations avec elles qui m'ont permis de m'engager dans ma vie sans lui. Et ce weblog n'est autre que les résultats de nos conversations, de nos réflexions.
Ce que je cherche à faire dans ce weblog, c'est documenter cela, car je ne l'ai finalement trouve nulle part. J'ai trouve des tas de livres intelligents, qui m'expliquaient sûrement ce qui etait en train de se passer, et comment tout cela evoluerait sûrement, mais aucun ne m'a aidée comme les conversations avec elles. Je voudrais mettre cela a la disposition de celles qui en ont besoin, là maintenant, parce qu'elles sont mal, elles souffrent, ou, même apres des années, elles ne s'en sont toujours pas sorties.
Comment peuvent-elles me trouver? Par Google j'imagine. Mais quand je regarde Google, je ne me trouve pas.
Je suis allée demander conseil à notre département de e-marketing où j'ai pu parler au spécialiste (un des meilleurs marketers que j'ai rencontrés par ailleurs). La première chose m'a-t-il dit est d'optimiser mon site sur les mots que j'utilise. La seconde, c' est de faire des liens avec d'autres sites qui parlent de la même chose, car cela créera des "liens denses", et c'est justement cela que cherche Google.
Seulement voilà, ils semblerait que les mots de la toile ne soient pas les miens:
- Couple: voilà bien un mot que je n'ai jamais utilisé. Jamais. J'ai utilisé " lui et moi", "moi et lui", "NOUS". Oui, je sais, c'etait fusionnel, nous n'aurions pas du. Moi je ne comprenais pas pourquoi mes collègues americains me parlaient de traitement contre la "co-dependancy": moi il me semblait que c'etait normal de sentir le besoin de lui, j'aimais çà. Il était moi, c'était mon "frère", voilà les mots que j'aurais utilisés
- Infidèlité: alors voilà bien un mot encore qui n'est pas à moi. Fidélité non plus d'ailleurs, pourtant j'ai ete "fidèle" pendant 19 ans: j'aurais parlé d'engagement surement, un engagement pour la vie, de loyauté envers lui, de "commitment" en anglais. L'ai-je pense "infidèle" au coeur de la crise? non jamais. J'ai pensé trahison, mensonge, déception. Il m'a déçue voilà, je pensais qu'il était extraordinaire, incapable de me faire souffrir, incapable d'égoisme, incapable de mesquinerie, je pensais qu'il était au-dessus du monde. Et maintenant il est au milieu du monde normal.
- Divorce: aie. C'est une procédure administrative. Rupture: non, çà donne l'impression qu'il s'agit d'un petit lien, ou qu'on fait tout d'un coup. Séparation oui, et meme plus que cela. L'autre jour une amie, qui elle même a quitte son mari (il en faut un peu aussi....), me parlait de ces "milliers de liens qui l'unissent encore a lui". La séparation c'est arriver à couper tous ces liens, et a tenir debout quand même. Par contre j'aime bien le terme "divorcée": c'est la fin du processus douloureux, on a changé d'identité, on est libre maintenant. On ce coche plus "mariée" sur les formulaires, on coche "divorcée", et c'est mieux que "séparée": on a fini tout cela, on est bien.
- Estime de soi: alors celui-là, il ne me vient pas naturellement, mais je pourrais l'utiliser. Ceux qui me viennent c'est: se connaître, s'apprécier, se respecter, prendre soin de soi, étre contente/fière de soir, avoir confiance en soi, s'aimer quoi. C'est ce qu'on gagne quand on se reconstruit. C'est par manque d'estime de moi que je me suis laissée grossir dans ma vie avec LUI, que j'ai parfois raté des opportunités de promotion au bureau, que je me trouve moche et m'habille mal..et que je vois un psy depuis maintenant 8 ans...!! Je connais la théorie, mais n'ai jamais résolu le problème jusqu'à présent. Bizarrement, après avoir touche le fonds du fonds quand il est parti, j'ai l'impression que je suis au dessus du niveau de départ aujourd'hui. Oui, serais-je aujourd'hui au-dessus même de la ligne de flottaison?
- Conseils, témoignage: alors si il y a bien quelque chose que je ne permettrai pas de donner, ce sont des conseils! Je peux dire ce que j'ai fait, ce que d'autres ont fait, et ce qui s'est passé après, ce que j'ai ressenti après. Et témoigner? Nous ne sommes pas au tribunal, je ne veux pas l'accuser lui (peut etre elle oui elle je veux bien l'accuser!!..): je l'ai aimé, il m'a tant donné, il a été ma vie, nous avons tant de souvenirs et avons réussi tant, comme les enfants. Je suis en colère contre lui, certes, mais je ne veux pas qu'il aille au tribunal. Ce que je veux faire c'est raconter mon experience, partager, comprendre, échanger, expliquer?, et bien sur aider.
Et les liens "denses"??
Alors allons-y, voici une petite selection:
Voila pour ce soir, en rajouterai d'autres.
La question essentielle est cependant: quels mots vont-elles taper dans Google celles que ce site peut aider?
13/09/2005 dans SE RECONSTRUIRE | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Une grande exposition du photographe anglais Martin Parr est en train de se terminer en ce moment a la MEP (Maison Europeenne de la Photographie) à Paris (). Cette photo est extraite de son livre publie chez Phaidon (voir plus bas). C'est une série sur les couples qui s'ennuient au restaurant.
Jacqueline de Romilly, qui elle même a beaucoup photographié avant de perdre la vue (elle photographiait des paysages je crois, la Montagne Sainte Victoire), a dit en parlant de la photo: "la photographie, je ne l'ai pas pratiquée pour garder le souvenir de ce que je voyais, mais plutôt pour m'aider a mieux voir"
Le week-end dernier, nous étions ma grande petite fille et moi au restaurant du Stade Français, de passage pour un tournoi. Et voila que nous commençons a nous dire que tel couple à telle table ressemble a un couple qui s'ennuie de Martin Parr...et puis celui la, oh, encore celui la.. Et j'ai pensé que moi et LUI aussi on avait peut etre des dejeuners comme çà..? Oui sûrement et je ne me rendais même pas compte...
C'est beau le stade français, mais n'ai vraiment pas envie d'en faire partie.
Les photos de Martin Parr m'aident a mieux voir que ma vie sans LUI n'est pas si mal que çà.
12/09/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Extrait de la BD "le demon de midi" (voir recommandation)
Dans mon cas, c'etait a peu pres cela, presque mot pour mot (sauf qu'elle n'est pas jeune...).
La fragilite revenait regulierement..
"Elle ne gagne pas assez d'argent..elle va meme devoir peut etre travailler a plein temps.. "
moi çà fait 20 ans..j'avais oublie, pas de probleme.... car je suis forte
"Ses enfants c'est toute sa vie.."
moi je me suis investie dans mon metier qui etait important pour moi, donc mes enfants....n'etaient du coup...pas important pour moi..!
"Elle ne m'a jamais rien demande"..
???,..pas mal
"..je t'interdis de lui parler...elle a eu un malaise, elle essaie de survivre..."
je rajoute que.. quand elle vient me dire comme tout est de ma faute a moi au milieu de ma depression, c'est a elle que çà fait du mal..et pas a moi, parce que je suis forte?
"..ce serait tellement injuste pour elle que tout aille bien de nouveau entre nous..."
mais par contre c'est juste que tout aille bien entre eux? parce ce que je suis forte? parce que, tout etait de ma faute a moi ...
Quand je repense a toutes ces choses qu'il a dites je me pose des questions aujourd'hui. La première réflexion c'est clairement un manque de tact: comment lui qui était si fin et si attentif pouvait-il devenir aussi caricatural, aussi manicheen, grossier, et me respecter si peu.
Enfin comment pouvait-il me comprendre si peu? Car j'étais là à coeur ouvert, je ne me sentais plus aimée, je n'existais plus, j'étais pour la première fois depuis 20 ans sans lui mon meilleur ami, je ne dormais plus, ne mangeais plus, ne travaillais plus... et il était en train de me dire que je ne souffrais pas, que ma souffrance n'avait pas d'importance, qu'il ne croyait pas que je souffrais? Une incompréhension complète. J'étais dans un autre monde, un monde parallèle ou plus rien ne fonctionnait normalement.
Peut-elle ce qu'il aurait voulu dire maintenant, s'il avait trouve les bons mots, c'est qu'il pensait que j'étais plus courageuse. Il aurait eu raison alors.
La ou il se trompait, c'est que avoir du courage ne dispense pas de la douleur et de la souffrance. Comme si les gens qui ont vecu l'horreur absolue, le genocide, peuvent être "accusés" de n'avoir pas souffert parce qu'ils étaient capables de s'en sortir.
Ce qui etait et reste clair aujourd'hui, c'est que son attention était sur elle, et que j'etais comme une empecheuse de tourner en rond, quelqu'un qui pouvait etre un danger pour elle. Je n'existais pas autrement que comme cela et je le sentais bien. Et cela, çà voulait, et çà veut bien dire que c'est fini de son côté. C'est la preuve qu'il faut que je "let go"...et tourne le dos a cette relation qui n'est pas, qui n'est plus, bonne pour moi.
10/09/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un des themes que je voudrais aborder dans une prochaine note est la question de l'ultimatum (lui dire "maintenant tu choisis c'est elle ou c'est moi") car cela a ete une vraie question pour moi.
L'ultimatum est une question terrible, car le seul moyen qu'on voit pour sortir de cette periode de souffrance si forte qu'a ete ce que j'appellerais la vie avec ELLE. C'est la vie apres qu'il m'ait annonce qu'il etait amoureux d'elle, et apres que j'ai compris (mais cela n'aura pris que quelques minutes..) qu'il n'avait aucune intention de la quitter.
Quand je repense a ces moments... je sens mon coeur se glacer. Des moments terribles,...Il est la comme avant, mais il n'est plus LUI, et il n'est plus seul, elle fait partie maintenant de notre vie. Et je sens sa presence, elle est legitimement la, parce qu'il l'aime lui. C'est comme si il l'avait amenee elle vivre ici avec lui. Ce n'est pas seulement lui qui est avec elle, c'est moi aussi.
Je le vois malheureux sans elle. Il a le regard triste et vague, l’expression d’un enfant battu : elle lui manque…
Elle est tout le temps présente, et pas seulement dans sa tête à lui, ou dans ma tête à moi. Car elle peut lui envoyer des SMS. Elle peut s’inviter et faire irruption dans n’importe quel moment d’intimité : tiens pour une fois, il y a un moment d’accalmie, on arrive à parler, on se retrouve un peu dans quelques mots, et puis tout à coup il se met à vibrer, et a un air tout embarrassé. Tout à coup ce qui compte c’est de pouvoir partir et s’isoler pour lire le message.
Oui parfois il me désire moi et puis…, et.. c’est bien, mais après il prend un air tout penaud, comme s’il se sentait coupable vis à vis d’elle, comme si c’était elle qu’il trompait avec moi, et non pas moi avec elle. Alors le moment qu’on vient de passer ensemble devient tout sale. J’ai l’impression d’étouffer, j’ai le cœur qui hurle et qui fait mal.
On a l’impression qu’il est en prison, que d’etre avec moi l’empeche d’etre avec elle. Il cherche comment s’echapper. Il dit qu’il va au Luxembourg marcher, et puis il part dans la direction opposee en sortant de la maison (etait-ce une bonne idee de regarder par la fenetre ?). Il dit qu’il va boire un cafe (et me rejoindra la-bas), et il tourne au coin (etait ce une bonne idee pour moi de regarder derriere le coin ?): il a deja le telephone portable a l’oreille. Mais qui sommes nous devenus: lui qui ment? moi qui espionne? J'ai honte pour lui, j'ai honte de moi.
Dans la vie avec elle je ne me reconnais pas non plus.
Enfin il y a les moments ou il parle d'elle (peut etre est ce moi qui l'ai cherche, je l'ai questionne, j'ai cherche a comprendre)...non, je ne vais pas les rememorer maintenant.
Tout cela pour dire que naturellement venait la question de l'ultimatum, ou tout au moins de la fin de cette souffrance-là.
08/09/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une amie avait lu un article sur cette BD: une decouverte extraordinaire pour moi. Non seulement je pouvais voir des scenes exactement comme je les avais vecues: la scene ou il repond a toutes les questions par "je ne sais pas", la scene ou il dit "elle est fragile, toi tu es forte" (!!!), l'image de l'ane qui porte tout le fardeau des multiples fautes, l'expression "fee maitresse" (celle qui rend tout beau tout merveilleux) qui devient un peu plus tard "fee petasse" (expression que j'utilise maintenant quand je pense a ELLE...qu'est ce que çà fait du bien.)
Dans l'introduction l'auteur, (que je ne connaissais pas) raconte qu'il lui a fallu 5 ans pour ecrire l'histoire, 5 ans pour "trouver le ton juste". Pas agressif, mais caustique, et a crever de rire. Elle dit que certaines femmes l'ont offert a leur mari, et a la maitresse..devrais-je le faire.
De la BD a ete tiree une piece de theatre avec . La piece est tres tres drole. A regarder en complement.
08/09/2005 dans LIRE | Lien permanent | Commentaires (1)
Le hammam, c'est bien le symbole du dorlotage supreme, c'est toute cette attention des autres (et de soi surtout) sur SOI. Alors c'est exactement l'activite indiquee quand tout va mal.
On peut parler a la dame qui gomme, a la dame qui masse, comme a quelqu'un qui vous comprend. On voit toute cette sueur qui sort des pores: on evacue la douleur, les larmes, les toxines. On peut ruminer là, allongée dans la sueur, on peut meme pleurer un peu çà fait du bien.
On se dit qu'avec tous ces soins on sera tellement belle...d'ailleurs a partir de maintenant on va etre vraiment belle. Les pores vont rapetisser, la peau morte et fletrie laisser a place a un visage frais et tonique, le corps sera tout doux (et on peut imaginer un amant extraordinaire a qui cela fera vraiment plaisir...).
Enfin on peut y entrainer une amie: cela l'amusera toujours. C'est exotique, rigolo, çà a un air escapade aventureuse.
Ai essaye plusieurs adresses: peut etre complique d'y aller (hammam pacha de saint denis) ou cher (bains du marais). Dans ces deux cas precis, cela ne vaut pas l'effort consenti.
Mes deux preferees sont donc:
- seule ou avec une amie: Hammam Medina Center . Pas trop difficile d'acces par le metro. Pas trop cher (forfait a partir d'une trentaine d'euros). C'est beau c'est propre. Dames tres gentilles, espace de message et de detente vraiment cool
- avec ma fille (enfant de moins de 16 ans): seul endroit trouve a Paris qui accepte les enfants: les "bains maures", boulevard de la chappelle, paris 18eme tel 01 42 55 07 92. Beaucoup moins chic que le premier, et aussi moins cher. Un vrai hammam de quartier, dames absolument adorables. Une vraie aventure pour ma fille, tres effrayee au debut, et puis rapidement emballee.
07/09/2005 dans SE GATER | Lien permanent | Commentaires (0)
Voici une nouvelle rubrique sur MaVieSansLUI: la rubrique des reines.
Quand la crise a commencé, je me disais bien sur que si LUI en aimait une autre, c'est que moi je n'en valais pas la peine, que je n'etais pas assez bien pour etre aimee, ou pour meriter l'amour d'un homme a moi toute seule.
Un jour, presque par hasard, j'ai commencé a realiser que c'etait arrive a plein de femmes sur lequelles il n'y avait absolument aucun doute qu'elles valaient la peine, et meritaient l'amour d'un homme a elles toutes seules. C'etait arrive aux plus exceptionnelles, aux REINES: Françoise Giroud, Simone Signoret, Karen Blixen, Camille Claudel,...C'etait arrivé à celles qui meritaient d'avoir l'amour de centaines d'hommes, de milliers d'hommes à elles toutes seules.
Ces hommes qu'elles aimaient leur avaient fait du mal, leur avaient prefere une autre femme. Ils avaient eu cette chance de croiser leur destin, partager leur vie, pouvoir leur parler, les ecouter. Ils avaient ete aimes par une femme exceptionnelle, une femme qui marquerait l'histoire, le cinema, la litterature. Une femme passionnante, fascinante. Une REINE.
Et ils les avaient traitees comme si elles n'en valaient pas la peine. Ils leur avaient preferé une autre, une anonyme, une de celles justement de la categorie de celles qui n'en valent pas la peine. Celles qui existeront dans l'histoire grace aux reines: c'etaient les maitresses de leur amant...!!
Alors cette nouvelle rubrique est dédiée aux reines, c'est pour leur rendre hommage et leur dire mon admiration sans borne. Comme j'aurais aime les connaitre, qu'elles me parlent pendant des heures. Et comme je suis consternee qu'on ait pu les faire souffrir elles aussi.
Cette rubrique est la aussi pour etablir la preuve que ce n'est pas parce qu'il en aime une autre que je n'en vaux pas la peine. Au contraire: c'est peut etre justement parce que j'en vaux la peine qu'il est parti...va savoir!
07/09/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0)
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