Rien de tel pour reprendre confiance en soi que de s'engager dans une reprise en main physique. En période d'attente et d'incertitude vis à vis de l'autre, c'est une des rares choses sur lesquelles on peut dépenser son energie. On redevient acteur, on fait quelque chose de bon pour soi quelque soit l'issue, que ce soit pour lui plaire, ou pour plaire a quelqu'un d'autre.
Pour ma part, je me suis engagée dans une perte de poids spectaculaire à base de sport intensif. Meme si cette perte de poids a été ensuite difficile à tenir, elle a eu un effet fantastique pour moi. Elle m'a redonné confiance en moi, m'a ouvert des possibilités nouvelles (ne serait-ce que d'acheter des nouveaux vetements) et surtout a nourri mon quotidien de toute une serie de compliments et mots gentils de mes amis, relations de travail, voisins, commerçants..J'avais l'impression d'être une reine. J'avais l'impression d'avoir rajeuni de 10 ans.
Pour cela: la recherche de l'efficacité maximum. Un abonnement au Club Med Gym pres du bureau (voir ). Le choix de l'instrument: le tapis roulant. On marche tout simplement: ne fait pas mal aux chevilles quand on a des kilos en trop, c'est un geste naturel et simple, et ne donne pas l'impression d'être sur un instrument de torture. Enfin, on peut tout mesurer et regler: la vitesse (6.0 dans mon cas), la pente (pour intensifier l'effort), les calories, les battements de coeur, le temps qui passe.
Je m'arrangeais en général pour faire 1/2h 3 fois par semaine à l'heure du déjeuner. La solution miracle pour faire passer la 1/2h sans y penser: la musique. Je me suis achetée un Ipod. Les scéances se sont rapidement transformées en scéances musicales, sans plus grand chose à voir avec la souffrance. Je me suis lancée dans la préparation de compilations particulièrement efficaces pour me plonger dans un second souffle, et me faire marcher avec entrain.
Ainsi, j'arrivais à dépenser 200/300 calories à midi. En remplaçant le repas par un substitut proteine, c'était finalement comme sauter un repas, sans toucher à ses muscles, et avec plein de sels mineraux. Cela m'a permis de tenir un rythme de perte de 1kilo par semaine pendant plusieurs semaines d'affilée pour un résultat grandiose.
21/07/2005 dans SE RECONSTRUIRE | Lien permanent | Commentaires (0)
The one guy says, "I'm a YUPPIE...you know...Young, Urban, Professional. Then they ask the woman, "What are you?"
The second guy says "I'm a DINK...you know, Double Income No Kids."
She replies..."I'm a WIFE...ya know, Wash, Iron, Fuck, Etc
20/07/2005 dans RIRE | Lien permanent | Commentaires (0)
Un des moyens les plus rapides et efficaces de prendre soin de soi est de se faire faire une manucure et une pedicure. D'abord c'est agreable: le massage des mains et des pieds generalement inclus vous revigore l'ensemble du corps tout entier. Cela a un effet visible immediat: la difference entre avant et apres est radicale, et c'est toujours reussi. Enfin c'est gratifiant: rien de tel que de voir des personnes que vous appréciez s'affairer autour de vous, en particulier sur les pieds.
Le souci: le prix. La plupart des américaines le font couramment. On peut avoir une manucure a New-York, plein centre de Manhattan, pur 7$, et la totale pour $20. A Paris, il faut compter 20€ pour les mains, et environ €45 pour les deux. Charges obligent. Moi, je fais maintenant les mains une fois par semaine, et les pieds une fois toutes les 3 semaines environ, quand je veux vraiment me faire plaisir.
Un point important: l'endroit. De plus en plus d'endroits ouvrent à Paris de soins sans rendez-vous. Mon préféré: beaux-ongles express, à Montparnasse ( ) Des vietnamiennes adorables, toujours gaies, hyper-rapides et efficaces, et tendres aussi: je me souviens d'un jour ou j'étais triste et des larmes m'echappaient, et elles avaient l'air toutes affolées...
20/07/2005 dans SE GATER | Lien permanent | Commentaires (0)
Attention: cette note parle de medicaments qui m'ont ete prescrits par un médecin à chaque fois après consultation, et sur ordonnance. Il va sans dire que c'est a votre medecin de determiner le traitement le mieux adapte a votre situation à vous.
« Je ne suis pas un héros ». Phase 2 : gérer la crise et arriver à travailler
Plusieurs personnes m’ont bien recommandé de ne pas abuser du lexomil : on ne peut pas le prendre sur une periode longue, c’est comme une drogue. Au bout de deux mois aussi, le problème du travail est devenu plus aigu.
La crise a éclaté fin juin, pour s’epanouir en Juillet. C’était l’été, mon agenda était moins chargé en réunions. Mais en revanche j’avais beaucoup de choses à lire, des « white papers » que nous voulions publier sur notre site et sur lesquels on me demandait des feed-backs.
Pendant les réunions, cela se passait bien, j’arrivais à suivre ce qui se passait, à participer, rester concentrée. Et puis dès que je sortais, dès que je n’étais pas en train de parler avec quelqu’un cela me retombait dessus. Rapidement, il s’est avéré que je ne pouvais donc pas lire, et donc faire la deuxième partie du travail. Un collègue a pris la tâche en me disant qu’il comprenait, mais aussi une certaine dose d’énervement.
En Septembre, l’agenda s’est retrouvé très chargé. J’avais accumulé maintenant beaucoup de travail en retard. Il devenait clair et visible pour de plus en plus de gens qu’il se passait quelque chose d’anormal. Je tournais en rond, ruminais les mêmes idées, les mêmes images. J’étais incapable de me concentrer ou d’accorder une vraie importance à des problèmes de travail.
Mon amie m’a donnée le nom d’un psychiatre spécialiste dans la prescription de médicaments. Un immeuble magnifique. Un monsieur d’un certain âge, dans un bureau plein de dessins et de tableaux accumulés. Un long interrogatoire puis un diagnostic. C’est une dépression. Le stilnox ni le lexomil ne peuvent vous aider sur le moyen terme. C’est une maladie, vous pouvez à force de volonté contrôler les symptômes, mais vous êtes malade, et çà vous ne pouvez pas agir dessus : c’est peut être d’origine psychologique mais c’est une vraie maladie qui a des conséquences physiologiques pour le corps, et on pense que ce n’est pas très bon pour le cerveau. J ‘hésite : j’ai entendu tellement de mal sur les anti-dépresseurs. Il me dit que je vais pouvoir dormir sans le stilnox, mais surtout que je vais pouvoir me concentrer, je vais de nouveau pouvoir travailler.
Le médicament s’appelle le deroxat (): ½ comprimé d’abord, le matin, des nausées, puis les nausées s’atténuent et on passe rapidement à un comprimé par jour. Je dors beaucoup. C’est comme si toute la fatigue accumulée me tombe dessus, plus besoin de stilnox, je suis en rattrapage de sommeil. Au bout de 15 jours, les choses se stabilisent. Je ne suis plus fatiguée, j’arrive lentement à pouvoir travailler. Pas complètement comme avant. Il me faudra 8 mois pour arriver à travailler normalement, une promotion de perdue, un zozo qui me prend ma place au dessus de moi. Moi qui ai eu le plus grand mal du monde à prendre la pilule contraceptive régulièrement (et ai du en désespoir de cause passer au stérilet), je n’oublie jamais mon deroxat. Il est devenu comme le symbole d’une bouée de sauvetage à laquelle je me rattache.
18/07/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0)
Attention: cette note parle de medicaments qui m'ont ete prescrits par un médecin à chaque fois après consultation, et sur ordonnance. Il va sans dire que c'est a votre medecin de determiner le traitement le mieux adapte a votre situation à vous.
Les indispensables pendant la crise. Phase 1 : le début de la crise.
La première semaine de la crise a été tout de suite marquée par les nuits blanches. Des nuits interminables où nous parlions pendant des heures dans le lit : je le harcelais de questions, j’essayais de comprendre ce qu’il aimait en elle, ce qu’il n’aimait plus en moi. Il ne voulait pas répondre et je le poussais à bout. Alors il répondait maladroitement, énervé, et disait des choses méchantes sur ce qu’il avait ressenti ces dernières années. Et moi je m’accrochais encore, ne comprenant pas pourquoi il avait vécu ou pensé les choses comme çà, différemment de moi. Et je paniquais en me retournant et me retournant sur mon oreiller. Et j’avais ces crises de panique et de sanglots.
Les matinées au travail étaient terribles. Je passais mon temps au téléphone, cherchant des endroits où m’isoler. Je racontais à mes amis quelques échanges de la nuit dernière, essayais de comprendre où nous en étions, s’il l’aimait vraiment, s’il m’aimait encore, si nous avions une chance. Et puis j’avais des crises d’angoisse terribles, et j’avais envie de pleurer, les larmes montaient, j’essayais de me cacher.
Je suis allée voir une amie psychiatre, en lui demandant de l’aide. Elle m’a prescrit les deux indispensables : le stilnox, et le lexomil (les deux sont sur ordonnance uniquement)
- Pour dormir et surtout, indispensable pour les nuits où vous savez qu’il est avec ELLE : le stilnox ()
On peut le prendre par demi ou en entier. Attention quand il est entier : il faut se coucher tout de suite. Je l’ai pris une fois avant d’aller dans la douche, puis me suis endormie debout dans la cabine sous le jet. IL était là, m’a trouvée et m’a portée dans le lit !!!! Je pense que j’aurais pu tomber et me faire très mal. Un des avantages du stilnox, c’est qu’il ne laisse aucun effet le lendemain matin. En revanche, l’effet ne dure que 3 ou 4 heures. Il m’est donc souvent arrivée de me réveiller à 3 ou 4 heures du matin et de devoir donc en prendre un autre pour finir la nuit jusqu’à 7h.
Un point important : le stilnox est la seule vraie possibilité la nuit quand vous savez qu’il est avec elle (voir la gestion du moment présent)
- Pour les moments d’angoisse forte, INDISPENSABLE pour contrôler les envies de pleurer au travail : le lexomil ()
On peut le prendre par quart ou par demi. On le met à fondre sous la langue. Il fait effet très rapidement. Je le prenais quand je sentais l’angoisse monter très forte, comme un poids qui s’abat sur la cage thoracique, et j’avais l’impression après de pouvoir mieux respirer. J’ai essayé parfois d’utiliser le lexomil avant une conversation avec IL, espérant que çà allait éviter à la discussion de se dégrader, mais cela n’a pas marché.
18/07/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une des recommandations intéressantes du livre « Zen ou Art d’être amoureux » est de se focaliser sur le présent : « l’appréhension de l’avenir et le regret du passé sont les deux attitudes qui entravent l’action ». J’ai ressenti moi aussi ce sentiment de tourner en rond, d’être incapable de réfléchir ou de discuter avec LUI pour ces deux motifs.
Le regret du passé, c’était surtout ce que le livre appelle les « mauvaises herbes » : je ne pensais qu’à ce qui c’était passé. Je lui reprochais les moments qu’il avait passés avec ELLE au moment même ou justement il était avec moi. Je le revois me dire : « mais je ne suis pas avec elle ce soir, je suis justement avec toi, arrête ».
L’ "appréhension de l’avenir", c’était la peur panique qu’il me quitte. Je n’arrivais pas à m’imaginer ma vie sans lui : une sorte de ballon dégonflé flottant dans le vide….Je me pensais toute seule à la dérive, essayant de tenir debout sur un bout de glace détaché de la banquise.
Au bout du compte j’étais tout à fait incapable de savoir ce que je ressentais dans le présent, si j’avais envie d’être avec lui.
La crise tombait en plein mois de Juillet, et nous avions prévu de partir deux semaines à Bali avec les enfants. J’ai décidé de me focaliser sur l’instant présent pour tout le voyage. Pas un mot sur le passé, pas un mot sur l’avenir. Moi, lui, les enfants. Et çà a marché.
Mais le systeme ne peut fonctionner qu’à condition qu’il n’y ait aucune dégradation du présent, et c’est là la limite. Vous êtes toute seule avec lui au bout du monde, çà marche. Il est avec ELLE, çà ne marche pas. Je me revois dans mon lit à 1h du matin alors qu’il vient de partir chez ELLE après une crise où j’ai essayé de le retenir sans succès puis insulté : je sais qu’il est certainement dans ses bras, je les imagine nus l’un contre l’autre. Le moment présent est tout simplement insupportable. La mauvaise herbe est devenue une vraie plante carnivore. La seule solution dans ce cas je pense c’est le stilnox (voir notes sur les médicaments phase 1).
18/07/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« Rendez-vous compte que vous êtes quelqu’un qui en vaut la peine que votre partenaire reste ou qu’il s’en aille »
« Prenez conscience que vous pouvez avoir une vie pleine et heureuse sans cette personne particulière »
« Nous nous accrochons à l’autre pour qu’il nous remplisse ou donne un sens à notre vie. Mais nous sommes simplement là pour être ensemble »
« Apprendre à ne pas nous accrocher à ce que nous avons accumulé. Etre capable de lâcher prise, nettoyer la maison et faire de la place pour de nouvelles expériences et de nouveaux cadeaux »
18/07/2005 dans SUPPORTER | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour supporter la souffrance au présent: un petit livre court qui contient plein de petites phrases a se répéter pour se soulager quand on est mal.
J’ai découvert ce petit livre en furetant à la Fnac et l’ai depuis offert à quasiment toutes mes amies.
Son avantage : il est très court, très simple, et contient plein de ces petites phrases faciles à noter, retenir et se répéter pour supporter et gérer les moments de crise extrêmes (voir la note sur les petites phrases qui soulagent).
Il contient aussi des réflexions sur la gestion du moment présent, et puis sur dans quel état on doit être pour pouvoir de nouveau amoureux.
Ce livre n'est malheureusement plus disponible en français malheureusement, mais il est possible de le commander en anglais.
18/07/2005 dans LIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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